700 000 euros pour la danseuse du maire
La danseuse du maire étant bien évidement le projet faïencerie.
Oui, ce sont bien 700.000 euros d’intérêts pour un emprunt de 10 millions d’euros que nous allons devoir payer à cause du choix de notre maire.
En l’occurrence ce choix n’était ni urgent ni obligatoire.
Le contexte : le maire décide du projet faïencerie qui outre la rénovation de l’école comprend la création de 157 logements dont 23 logements locatifs sociaux sur 10 700 mètres carrés et d’un parc d’agrément. La rénovation de l’école a un coût de 10 à 11 millions d’euros. La vente des terrains de la ville à la Cogedim se monte à de 13 millions d’euros. Ces 13 millions d’euros devaient en principe permettre de payer la rénovation de l’école.
Mais voilà ! Comme dans tout projet, des recours ont été déposés. Un des trois recours est encore entre les mains du tribunal compétent. De fait, la Cogedim qui elle attend que les recours soient épuisés ainsi que les décisions des juges, n’a pas encore déposé son permis de construire et n’a pas verser les 13 millions d’euros à la ville.
Par contre, notre maire ayant besoin de cette réalisation pour sa campagne électorale de 2026 n’a pas attendu la fin des recours, il a lancé les travaux sans se soucier des coûts. Au moment de payer les travaux, la caisse était vide. De fait la ville a été contrainte d’emprunter 10 millions d’euros générant 700 000 euros d’intérêts sur 3 ans.
La défense du maire au sujet de cette dépense inutile pour le bien commun est de dire que la faute de cet emprunt est à imputer aux citoyens qui ont déposé les recours.
Comment des citoyens ont-ils oser faire des recours contre un projet du maire ?
Ces mauvais citoyens seraient responsables des dépenses de la ville dans l’exercice de leur droit de recours avec l’intention de retarder l’inauguration de l’école au-delà des élections de mars 2026.
Je n’ose même pas évaluer le désastre financier si un juge validait le dernier recours en annulation l’ensemble du projet faïencerie.
Oui, le projet faïencerie est comme on dit la danseuse du maire !
Et, pour la danseuse du maire, les contribuables paieront les 700.000 euros d’intérêt d’un emprunt qui devait être évité.
Jean-Pierre LETTRON
