« L’autopartage bis » ce n'est pas du covoiturage !
Depuis plus d’un an, la ville a réservé des places pour ce qu’elle appelle « autopartage ».
Chaque place rapporte à la ville 250,00 € par an
Compte tenu du faible nombre de réservations, ( et du coût de la place, ce n’est pas ainsi que l’on va sauver la planète et/ou remplir les caisses de la ville.
Coût du service :
En réalité, cet autopartage remplace Autolib’. Petit rappel utile :
Il y avait plusieurs stations à Bourg-la-Reine, et la ville avait pris le train en marche. Nous avions prévenu la ville du danger financier à l’adhésion à Autolib’ (les procès-verbaux du conseil municipal en attestent). D’ailleurs, l’affaire a capoté peu après, et le propriétaire, M. BOLLORÉ, a réclamé des dédommagements.
Dans son arrêt rendu en février, la Cour Administrative d’Appel de Paris a condamné les villes adhérentes à Autolib’ à verser 66 millions d’euros d’indemnités au groupe du milliardaire M. BOLLORE, pour une facture finale de 75 millions (66 millions + 9 millions d’intérêts). Débouté en première instance, M. BOLLORE réclamait initialement 235 millions d’euros après la rupture du contrat d’Autolib’, au bout de 7 ans au lieu de 12.
« Vincent Bolloré n’a pas fait appel non plus, bien qu’il ait obtenu quatre fois moins que demandé », réagit Sylvain Raifaud, le président de l’AGEnce Métropolitaine des Mobilités Partagées (AGEMOB).
Après sept ans de contrat, la Ville de Paris, suivie par des dizaines d’autres, avait dénoncé le coût de la flotte de 3 900 voitures électriques, répartie dans un millier de stations. Le manque d’entretien des véhicules, les objectifs commerciaux non atteints, et des pertes colossales avaient conduit le l’AGEMOB à arrêter les frais.
Pendant les années d’instruction, pour faire face à cette menace financière, l’AGEMOB a provisionné quelques 32 millions d’euros. Reste donc 43 millions d’euros à régler pour les collectivités, au prorata du nombre d’emplacements Autolib’. Paris, avec 611 stations, doit ainsi s’acquitter d’environ 25 millions.
Dans les Hauts-de-Seine, la facture est salée pour Nanterre (1,2 million), Rueil-Malmaison (850 000 €) ou Colombes (750 000 €). Certaines villes ont décidé de payer comptant leur part. D’autres ont recours à un emprunt bancaire.
Combien pour Bourg-la-Reine et donc POUR NOUS.
« L’autopartage » n’est ni plus ni moins que des places de parking dans l’espace public pour des loueurs de véhicules comme notamment AVIS ou HERTZ, sans agence et personnel et dont les réservations se font sur internet.
Dans le nouveau contrat, il ne semble pas y avoir de clauses contraignantes pour les villes.
Revenons sur M. Bolloré, qui politiquement est du même bord que la majorité de Bourg-la-Reine.
Voici son empire :
Alors dans l’affaire AUTOLIB’ : négligence, incompétence ou copinage ?
Jean-Pierre LETTRON
